Quel rôle va occuper Internet dans le media-mix 2009 pour les annonceurs au Luxembourg ? Réponse par Raoul Mulheims dans l'édition Paperjam de Mars 2009.
« Pourquoi est-ce que je veux communiquer sur ma marque, mon produit ou mon service, quel est mon but? » Telle devrait être la question à poser tout abord. Ensuite, l’on peut déterminer quels seront les médias - ou peut-être parlons de moyens et de méthodes de communication, pour éviter la nomenclature classique - qui se prêtent le mieux à une interaction avec le public cible. Un deuxième élément de réponse peut être apporté par la définition du degré d’interactivité souhaité : est-ce que ma pub sera unidirectionnelle ou est-ce que je souhaite réellement interagir?
D’un autre côté, et c’est ici que réside le vrai défi, internet n’est pas un média comme les autres. L’affirmation peut paraître éculée, mais sa signification et son fondement sont toujours d’actualité. Enfin, à une exception près : l’« arrosage » non ciblé par bandeaux publicitaires. Mais dans la majorité des cas, c’est un gâchis!
Le web est en train de devenir le centre des medias de masse, notamment parce qu’il n’est pas lié à un support ou un format spécifique, qu’il offre la flexibilité à l’utilisateur d’être son propre directeur des programmes, qu’il peut servir à véhiculer l’information et à assurer l’affichage de tous les contenus produits (également) pour d’autres supports.
Aux Etats-Unis, dans la tranche d’âge des 18-29, le web a été cité par 59% des personnes interrogées comme principale source d’informations, dans une étude menée fin 2008 par le Pew Research Center. C’est une évolution qu’il faut prendre en compte, surtout que les résultats de la communication par internet sont chiffrables, de par leur nature. Donc, il est grand temps de s’y mettre. Par conséquent, le rôle d’internet dans le média-mix dépendra de la prise en compte de ce changement de paradigmes par les annonceurs et les publicitaires.

